Monaco et Paris qui jouent le même jour, l’un juste avant l’autre, 19h puis 21h. Pour l’instant, chaque entraîneur la joue œcuménique, l’air savant du type au-dessus des contingences humaines. Emery refuse d’écarter Nice de la course au titre (« Les trois équipes méritent de gagner le championnat ») et Jardim assure ne pas se préoccuper de l’adversaire (un truc du genre « On se concentre sur nous avant tout » lundi après-midi en conférence de presse ). Deux petites heures de décalage qui n’émeuvent personne en février, mais qui feront peut-être la différence en avril, quand le titre se jouera pour de bon entre les deux équipes. Explications. Monaco a 3 points d’avance >>  Ils jouent en premier et gagnent >> 6 points d’avance et une pression de fou sur le PSG avant son match Paris a 3 points de retard >> Ils jouent en premier et gagnent >> Leader provisoire (ou à égalité en fonction de la différence de but) >> Monaco a les chocottes Ça pue la théorie de comptoir PMU mal séché ? Peut-être, mais Gary Bocaly, homme du titre montpelliérain en 2012 , nous confirme que la chose est décisive en mars-avril. A l’époque, Montpeul’ a trois points d’avance sur le PSG à la 31e journée, à partir de laquelle il enchaînera cinq journées consécutives à évoluer avant son adversaire direct pour le titre. On devine l’impact psychologique sur les hommes de Carlo Ancelotti, toujours obligés de trimer pour s’accrocher. Bocaly, donc. « Cette saison-là, parce qu’on n’était pas un gros club, on avait souvent évolué le vendredi ou samedi, alors que Paris jouait l’affiche du dimanche soir. On savait que si on faisait le boulot, on leur mettait une grosse pression derrière. Je ne peux pas dire à quel pourcentage, mais ça nous a indiscutablement favorisés pour gagner le championnat, surtout lors des 4-5 derniers matchs, quand tout se joue vraiment…

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