Le président de l’OM depuis octobre revient sur le mercato à peine terminé, sur les ambitions du club et sur ses cent jours de dirigeant. Installé au restaurant du Sofitel, qui offre une vue lumineuse sur le Vieux-Port depuis le septième étage de l’établissement, Jacques-Henri Eyraud (48 ans) prend un chocolat chaud. Il est 8 h 30 lorsqu’il nous reçoit. Il commence une longue journée, qui le verra visiter la plupart des groupes de supporters de l’OM en commençant par les South Winners, à la Belle-de-Mai. Pour faire le service après-vente d’un mercato affriolant avec les arrivées de Sanson, et Evra, et le retour spectaculaire de Dimitri Payet. Pour garder le lien avec un public échaudé par des années sans titre, pire, sans espoir. Cette tournée sera d’autant plus douce après le geste de Doria, explorateur de territoires inconnus jusqu’ici, buteur contre Lyon mardi soir (2-1 a.p.) expédiant l’OM en huitièmes de finale de la Coupe de France. Vous avez beaucoup insisté là-dessus, “On n’est pas le Qatar “. Parce que vous ne voulez pas être les dindons de la farce ou parce que Frank McCourt ne veut pas investir autant que ça dans le club ? Ce qui est certain, c’est qu’on n’est pas là pour se faire avoir sur tous les joueurs qu’on va acheter. Mais si vous me dites que, cent jours plus tard, il y a encore des questions sur le sérieux de Frank McCourt pour financer un projet ambitieux à l’OM, alors là, je serai très déçu. Ce qu’a prouvé ce mercato, c’est qu’on était capables de prendre des engagements importants, y compris au niveau financier. Vous avez investi 43 M€. Vous auriez pu investir davantage ? On a parlé d’une enveloppe de 200 millions d’euros. La question était justement de ne pas déséquilibrer le projet en investissant trop dès le début, pour d’ailleurs donner des messages, car investir beaucoup, c’est un message. Acheter Payet, ce n’est pas un message, sinon, ça fait cher le message…

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